Biographie d'Arthur MASSON
->> BIOGRAPHIE

  • Arthur Masson, jeune étudiant1896 : Naissance d’Arthur Masson à Rièzes-lez-Chimay (Thiérache)
  • 1910 : Le père d’A.M. est muté à Seloignes : Arthur devient interne au Collège St Joseph à Chimay
  • 1915 : Il termine sa rhétorique
  • 1918 : Il entreprend des études de Philosophie et Lettres à l’Université de Louvain
  • 1922 : Il obtient son doctorat en philologie romane puis devient professeur de français à l’Athénée royal de Nivelles (jusqu’en 1946 !)
  • 1923 : Il épouse Anna Frémy, à Ixelles et s’installe là-bas (rue Antoine Labarre 32)
  • 1924 : Naissance de son premier enfant, Anne-Marie, à Ixelles
  • 1926 : La petite famille s’installe à Nivelles, au 59 av. de Burlet
  • 1928 : Naissance du deuxième enfant, Pierre, à Ixelles
  • 1932 : Naissance du troisième enfant, Bernadette, à Nivelles
  • 1938 : Publication de son premier roman : " Vie du Bienheureux Toine Culot "
  • Arthur Masson1942 : Le 16 décembre, Arthur Masson est arrêté par les Allemands à la suite de l’assassinat d’un rexiste. Il est incarcéré à la Citadelle de Huy
  • 1943 : Il est libéré le 17 février
  • 1946 : Le 1er décembre, il est retraité pour des raisons de santé et part s’installer avec toute sa famille au bord de la Meuse namuroise, à Tailfer-Lustin
  • 1947 : Il devient membre d’honneur des " Rèlîs Namurwès ", cercle littéraire fondé en 1909
  • 1948 : Il reçoit, pour l’ensemble de son œuvre, le prix triennal Georges Garnir, décerné par l’Académie royale de Langues et de Littérature françaises
  • 1955 : Décès de son épouse, Anna Frémy
  • 1958 : Il s’installe dans un appartement (La Résidence des Ardennes à Namur) avec sa fille aînée
  • 1959 : Arthur Masson se rend à Rome où il assiste à un salut de béatification dans la basilique Saint-Pierre et est reçu en audience par le Pape Jean XXIII
  • 1960-61 : Arthur Masson est frappé par une série d’infarctus
  • 1963 : Il est nommé brigadier d’honneur de la Gendarmerie, comme " brillant représentant de notre littérature nationale et collaborateur dévoué de la revue de Gendarmerie "
  • 1964 : Une plaque commémorative lui est décernée devant sa maison natale à Rièzes
  • 1970 : Arthur Masson meurt et ses funérailles sont célébrées le 30 juillet à l’Église Saint-Nicolas en présence de l’Évêque de Namur et du Père Jean Guillaume. Il est enterré à Dave.

 

->> Pour en en savoir un peu plus sur lui

 

  1. Arthur Masson lors de son service militaireLes parents d’Arthur Masson

    Ils sont tous les deux originaires de Mazée, petit village de la commune de Viroinval. Sa mère s’appelait Juliette Bajomez et son père Jules-Gillain Masson.

  2. Son service militaire

    Durant son service, Arthur Masson échoua à son examen de caporal ! (voir explications plus loin)

  3. Son incarcération à Huy durant la 2ème Guerre Mondiale

    Parmi ses compagnons de cellules, il y avait un ancien ministre, M. J. Pholien !

  4. Arthur Masson était souvent cité comme " un pince sans rire sympathique, extrêmement pieux et proche des gens " Quelques traits caractéristiques de notre écrivain : la valeur de son enseignement, la certitude de son patriotisme sous l’occupation et la constatation d’un accent wallon.
  1. Arthur Masson, le professeur
  1. Arthur MASSON donnait des cours de français, Morale et savoir-vivre à l’Athénée royal et l’Ecole Normale de Nivelles.

  2. Arthur Masson, l’écrivain

    Son expérience de l’enseignement apparaît tout au long de son œuvre. Arthur Masson est renommé en tant qu’auteur régionaliste, mais la qualification d’auteur du terroir convient mieux pour souligner son intégration à la vie rurale. Sa littérature est accessible aux jeunes et moins jeunes, ayant fait quelques études ou pas. C’est la conception de l’œuvre qui diffère.

    " Je ne suis pas un écrivain wallon ou wallonisant. Je suis un écrivain wallon d’expression française. " (Arthur Masson)

  3. Etymologie de " Trignolles "

    Le " Trignolles " si cher à Toine Culot, son maïeur, est en fait la contraction de Treignes et son hameau Matignolles, situé à 2 km.

  4. Arthur Masson était un " fan " de Flaubert mais également de Cervantès. Un de ses livres préféré était " Don Quichotte ".
 

 

 

->> Comparaisons

 

Arthur Masson a souvent été comparé à d’autres écrivains comme par exemple :

  • Alphonse Daudet, en comparant Toine aux "tartarinades provençales".
  • Marcel Pagnol
  • La Fontaine
  • Guareschi, car les péripéties de Barettes et Casquettes n'étaient pas sans rappeler celles de Don Camillo et Peppone.
  • Erckman-Chatrian, conteur d’une forêt noire proche de la forêt ardennaise.
  • Ernest Claes, écrivain régionaliste néerlandophone

 

 

->> Anecdotes intéressantes

     

  • Quand on demandait à Arthur Masson les raisons qui l’avaient poussé à réussir ses études, il répondait toujours qu’un jour son père l’avait emmené visiter l’usine métallurgique de Vireux et Arthur avait été fort impressionné par ces "forges de Vulcain" (pour citer ses propres termes). " C’est là que tu travailleras, lui avait dit son père, si tu ne veux pas étudier à l’école ! " " Voilà pourquoi, ajoutait Arthur Masson, je suis devenu un élève appliqué : par terreur ! " (A.M ., la richesse du cœur de Marcel Lobet)
  • Arthur Masson a travaillé dans une laiterie mais également dans un bureau de contribution à Chimay, car il attendait l’armistice qui lui permit d’accéder à l’université.
  • Lorsqu’il effectuait son service militaire, Arthur Masson préparait son doctorat sur la modernité de La Bruyère ce qu’il lui fit rater son examen de caporal. De plus, il était exempt d’exercices pour pouvoir étudier. Afin d’être au calme pour ses études, il allait se réfugier dans le bureau du sergent-fourrier. Pourquoi tant d’indulgence ? Tout simplement parce qu’Arthur Masson lui écrivait ses lettres d’amour…
  • Quatre prénoms apparaissent sur l’Etat Civil : Etienne, Arthur, Joseph et Gilain. Le parrain était Arthur Masson, garde-forestier de Mazée, oncle d’Arthur. La marraine, Marie Bajomez, de Mazée, tante d’Arthur lui imposa le prénom d’Etienne. Mais le parrain ne l’entendit pas de cette oreille et on décida d’appeler l’enfant Arthur.
  • Arthur Masson devait naître le même jour et la même année que sa future femme Anna Frémy. Mais Anna étant plus pressée naquit le 21 février 1896 à Ixelles, durant la nuit, et Arthur naquit le matin du 22. Belle coïncidence, non ?
  • Arthur Masson fut réquisitionné du 28 au 30 septembre 1938 comme garde des voies et communications à la gare d’Ottignies. Son équipement militaire n’était pas des plus réglementaires : une vieille capote, une casquette civile.

 

->> Et si cela devait ne pas suffire...

 

Rendez-vous sur le site créé par Jean-Michel Meert www.arthurmasson.be.cx

 

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